Conférence

Les liens soyeux entre Lyon et le Liban

Intervention de Sam Bardaouil, commissaire générale de la Biennale d'art contemporain, présentant les relations soyeuses Lyon/Liban dans les lieux de leurs origines. Il sera accompagné d'Isabelle Moulin - Silk me back

LES LIENS SOYEUX ENTRE LYON ET LIBAN remontent au 18e siècle avec un intérêt particulier pour le vers à soie et plus particulièrement le mûrier, cheval de Troie de la pénétration lyonnaise en Proche-Orient qui reste un phénomène spécifiquement libanais.
Ces échanges séricicoles se nourriront ensuite mutuellement au
gré de la crise de la pébrine mais aussi de transferts commerciaux entre le Mont Liban, le Var, la Corse et les Alpes Maritimes. Des transferts de compétences techniques s’instaurent sous l’impulsion de la Chambre de Commerce de Lyon avec l’investissement de grandes maisons de soieries et des banques lyonnaises telles que Portalis, Palluat et Testenoire, Maison Veuve Guérin, Dellesert, Pirjantz et Michaud mais aussi sous l’égide des jésuites dont le premier séminaire deviendra ensuite l’Université de Beyrouth. Cette période faste de la soie libanaise s’épanouit de 1840 à 1912.Durant la première guerre mondiale, les mûriers, les « arbres d’or » qui, au-delà du fait de nourrir les vers à soie, offrent aussi un excellent bois de chauffage, sont arrachés pour faire marcher les locomotives…
En novembre 1918, sur le chemin de la Conférence de la Paix et
dans un contexte politique particulièrement tendu, l’Emir Fayçal
s’arrête à Lyon où lui est offert par les soyeux lyonnais « Le
Lampas aux perdrix » de Philippe de Lasalle…

Palais de la Bourse, Salle Jacquard (1er étage)

Accès libre